with me myself and high

the beginning of a storm

#kobayashi kokei #hot spring

#kobayashi kokei #hot spring 

a piece of Glass

des perles de joie roulent sur le sable, surgissant, molles et rapides, du dos de la dune jusqu’à nous. éclairs furtifs allumant les feux épars de la conscience, arpents imprécis de nos émotions, elles tressaillent. 

mon coeur prend appui sur le vide, dresse ses agrès vers les vibrations colorées qui enflent et se dénouent. la musique est liquide. au dedans de nous-même quelque chose vacille, s’arrache au tégument de la matrice et devient abstraction pure, s’étire comme le ronflement infini d’un piano irréel. la joie se consume au soleil des notes holorimes. 

dehors il pleut sur la ville tandis que Philip Glass.

Pegase - Dreaming Legend

ouvre les yeux

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j’appuie sur l’accélérateur,

je bondis du haut de l’immeuble,

j’accroche en passant une rivière de guirlandes sur les étoiles muettes qui me regardent,

je file à la vitesse de la lumière,

je tombe en piqué  et disparais à l’angle de la rue

je rentre dans un magasin vide, 

boules de papiers, nuages de poussières, gravats gris et légers, blanche pénombre, incertitudes prisonnières

je fais un inventaire rapide, compte les minutes, les secondes, les grains de sables qui dansent sur le sol, soufflés par la brise du temps immobile,

je repère une porte dans le fond,

je l’ouvre en courant, mes jambes sont comme les pales d’une hélice, et saute à pieds joints dans une piscine remplie de gens.

j’explose en dansant dans des millions d’atomes d’hydrogène caressant, 

épiderme vibrant, je distingue chaque bulle d’air et la reconnait,

je reste un moment, tentaculaire et clignotante, et je retrouve la paix au gout de miel.

Il n’y aura pas de révélation cette fois-ci

aucune lumière ne viendra crever le plafond de ma conscience

aucun ballon d’oxygène ne gonflera ma poitrine

la magie a cesser d’opérer

j’existe calmement 

losers can win - starwalker - 2014

tombee pour la france

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je suis tombée, encore une fois

je sais pas sur quoi. qui me le dira

mon cœur respire encore, je le vois là bas. tout rouge, qui bat un peu

j’y vois toutes les petites coupures, les hématomes violets, le terne de sa membrane

j’ai mal pour lui, qui lui dira

je vais le laisser là, à disposition

j’en ai plus besoin, il est usé

marchez dessus,

jouez avec,

secouez le un peu,

dansez avec,

endormez-le.

l amour n existe pas

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Les pensées s’attellent parfois comme des chevaux devenus fous, s’attachent entre elles si finement qu’on dirait une étoffe, la plus douce qui soit.

Ce sont des images, des instantanés, présélectionnés avec un goût du hasard si merveilleux qu’on dirait une construction parfaite : la plus subtile des architectures, aussi légère qu'un songe.

Viennent les sons, les charmants segments de voix, d’inflexions tellement chéries, de murmures aussi vagues que l’onde d’un lac.

La symphonie est assourdissante, les notes si serrées que le cœur semble sur le point d’éclater.

Alors les yeux contemplent, agrandis de stupeur, cette création protéiforme et démente. Cette chose qu’on appelle l’amour.

l'enfer - henri-georges clouzot - 1964

l'enfer - henri-georges clouzot - 1964

solaris - tarkovski - 1972

solaris - tarkovski - 1972